Carel Pedre

Tamarac (Floride) — 28 décembre 2025. La situation du journaliste haïtien Carel Pèdre, figure très connue des médias en Haïti et fondateur de la plateforme Chokarella, alimente une vive controverse après son arrestation en Floride et sa détention par les services d’immigration américaine.

Arrestation initiale et détention locale

Selon les documents du Broward Sheriff’s Office, Pèdre, âgé de 45 ans, a été arrêté le 21 décembre 2025 à Tamarac (comté de Broward, Floride) après qu’un appel ait signalé une dispute conjugale dans l’appartement qu’il partage avec sa compagne. Les autorités l’ont inculpé pour agression (battery), une accusation qu’il nie et pour laquelle il n’a pas encore été reconnu coupable.
Il a ensuite été incarcéré à la prison du comté en attendant son procès. Un juge a fixé une caution de 1 000 $, argent qu’il a pu verser. Cependant, bien qu’il ait posté sa caution, il n’a pas été libéré en raison d’un hold (blocage) placé par l’agence américaine U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Immigration et détention fédérale

Une fois sa caution payée, Pèdre a été immédiatement transféré sous la garde de l’ICE à cause d’une détention liée à son statut migratoire. Les autorités locales et plusieurs comptes sur les réseaux sociaux affirment qu’un détenteur d’immigration a été placé contre lui, ce qui signifie que Pèdre pourrait être maintenu en détention même après sa libération dans l’affaire pénale locale.
Certaines publications suggèrent qu’une question d’« overstay » (dépassement de durée de visa) pourrait être au centre des préoccupations des autorités fédérales, mais cela n’a pas été officiellement confirmé par les services de l’immigration ou par les tribunaux. Les médias alternatifs mentionnent cette piste sans documents concrets.
Des images partagées sur les réseaux sociaux indiquent aussi qu’il aurait été transféré dans un centre fédéral ou dans une installation controversée surnommée « Alligator Alcatraz », un centre de détention très isolé dans les Everglades, ce qui complique encore davantage l’accès à des informations officielles fiables.

Absence de confirmations officielles sur l’aspect visa

Pour l’heure, aucune source gouvernementale américaine n’a publié de déclaration officielle détaillée expliquant pourquoi l’ICE l’a pris en charge, ni précisant le type exact de visa qu’il aurait, ni quelle violation d’immigration serait invoquée. Les termes comme G-2 ou overstay circulent dans des publications non vérifiées. Contrairement à une arrestation purement pénale, une détention fédérale liée à l’immigration devrait être confirmée par des documents judiciaires ou des messages de l’ICE — ce qui n’a pas encore été rendu public. (→ à vérifier au moment de publication finale.)

Réactions au sein de la communauté haïtienne

La nouvelle de la détention d’une personnalité médiatique largement suivie en Haïti a provoqué des réactions dans la diaspora haïtienne, avec des appels à davantage de transparence de la part des autorités américaines et au respect du droit à une procédure régulière. Des partisans affirment que Pèdre ne devrait pas être traité de manière différente malgré des problèmes potentiels d’immigration, étant donné son profil et sa contribution culturelle. (Rumeurs et réactions circulent notamment sur Instagram et vidéos en ligne.)

Un cas aux implications plus larges

Le dossier de Pedre met en lumière les complexités du droit de l’immigration américain, où des personnalités non-citoyennes peuvent être prises en charge par ICE même quand leur présence publique est connue et suivie. Cela arrive notamment quand des autorités fédérales identifient un potentiel dépassement de visa, des violations d’état légal ou d’autres motifs. Dans de tels cas, la détention ICE peut intervenir même après une arrestation locale ou un processus régulier de cautionnement.

Ce qui reste incertain

  • La raison exacte pour laquelle ICE retient Pedre (visa expiré, dépassement de durée, autre).
  • L’existence ou la nature précise d’un ordre de procédure d’expulsion ou de renvoi.
  • Une confirmation juridique formelle sur le statut de visa G-2 ou autre.

Sources : Registres du Broward Sheriff’s Office ; informations rapportées par des médias locaux de Floride, dont Tamarac Talk ; publications publiques et déclarations circulant sur les réseaux sociaux. À la date de publication, aucune confirmation officielle détaillée n’a été communiquée par l’ICE concernant le statut migratoire exact de Carel Pèdre.

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